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Cachemire

 
 
Un officier indien jugé pour le viol d'une mère cachemirie et de sa fille
Le Major Rehman Hussain a commencé à comparaitre lundi 20 décembre devant une cour martiale siégeant à Uri, dans le district de Baramulla, pour le viol d'une mère cachemirie et de sa fille de 12 ans, commis dans la région de Handwara. ce crime avait provoqué des manifestations violentes et de nombreuses protestations.
Source : AFP, 18 décembre 2004

06/12/04 - 14 morts, dont 11 dans une ataque contre l'armée indienne
Onze personnes, dont neuf soldats et un policier, ont été tuées dimanche 5 décembre au Cachemire sous occupation indienne dans l'explosion d'une mine revendiquée par des islamistes, un nouvel attentat qui montre que la tension reste vive malgré les offres de paix de New Delhi.
Trois rebelles ont par ailleurs été tués dans un affrontement avec des militaires indiens dans la province en proie depuis quinze ans à une insurrection qui a fait des dizaines de milliers de morts.
Le principal incident s'est produit dans le district de Pulwama, dans le sud du Cachemire où "une mine a explosé dans le village de Batpora où neuf soldats indiens au moins sont morts", a déclaré un porte-parole de la police.
Les militaires, dont un commandant, avaient pris place à bord d'une jeep civile. Les soldats rentraient à leur campement après avoir participé à une opération contre des insurgés samedi.
Un policier et un civil qui se trouvaient avec eux ont également été victimes de l'explosion.
"Les onze sont morts sur le coup et certains ont été déchiquetés", a dit le porte-parole. Le village a été cerné par les forces de l'ordre à la recherche des militants.
L'attentat a été revendiqué par le groupe rebelle pro-pakistanais Hizbul Mujahedin dont le district de Pulwama est un bastion.
Les rebelles, cités par l'agence Current News Service de Srinagar ont affirmé que douze soldats avaient été tués. Ils ont dit s'être emparés de fusils d'assaut, radios et armes légères.
Il s'agit de l'attentat à la mine le plus meurtrier depuis mai, où 29 soldats indiens avaient été tués sur une route dans le nord du Cachemire.
Par ailleurs, des soldats ont abattu dimanche trois militants islamiques qui s'étaient retranchés dans une mosquée, près de la ville de Kulgam, pour fuir des poursuites.
Les violences se sont multipliées depuis la visite dans la province du Premier ministre indien, Manmohan Singh, à la mi-novembre. Le Pakistan et l'Inde ont signé une trêve l'an dernier au Cachemire et engagé un processus pour parvenir à la paix dans une région qu'ils se disputent depuis l'indépendance de 1947.
Mais les insurgés continuent leur guérilla contre l'armée indienne dans la partie administrée par New Delhi de la province à majorité musulmane.
Le Premier ministre indien avait proposé le mois dernier aux guérlleros de reprendre le dialogue sans condition après avoir procédé à une première réduction de troupes au Cachemire.
Le précédent gouvernement nationaliste hindou avait tenu en début d'année deux séries de discussions avec la branche modérée de la plus grande alliance politique cachemirie, la Hurriyat. Le dialogue n'a pas repris depuis.
Le dirigeant de cette branche, Mirwaiz Umar Farooq, a demandé pour reprendre le dialogue avec New Delhi que le Pakistan soit impliqué.
Le gouvernement indien, qui accuse Islamabad de soutenir les insurgés, a toujours refusé de mener des discussions tripartites car il considère le conflit au Cachemire comme une question intérieure.
Source : AFP, 5 décembre 2004

17/11/04 -
Début de retrait partiel des forces indiennes sur fond de fusillade et de grève générale
Une fusillade a éclaté mercredi au Cachemire indien entre moujahidine et forces de l'ordre à Srinagar quelques heures avant l'arrivée du Premier ministre, Manmohan Singh, venu superviser un retrait de forces indiennes d’occupation.
Deux militants ont été abattus par des militaires à la suite de violents échanges de coups de feu à proximité d'un terrain de cricket où le chef du gouvernement devait prendre la parole lors d'un rassemblement public dans le courant de la journée.
Juste avant l'arrivée de Singh à un aéroport placé haute protection, un millier de militaires indiens ont évacué dans un convoi de camions la localité d'Anantnag, dans le sud de l'Etat indien du Jammu-et-Cachemire, dans le cadre d'une démilitarisation progressive de la région ayant pour but, à terme, de relancer la dynamique de paix.
New Delhi espère ainsi envoyer un message de réconciliation aux combattants musulmans cachemiris, qui se battent avec l'appui du Pakistan voisin contre le pouvoir central, ainsi qu'au gouvernement d'Islamabad.
Un mouvement de guérilla cachemiri propakistanais, le Hizb-ul-Mujahideen, a toutefois qualifié de "poudre aux yeux" ce retrait partiel. "Nous ne nous battons pas seulement pour une réduction des forces indiennes. Nous avons pris les armes pour obtenir une évacuation complète", a déclaré son chef, Syed Salahuddin.
Le Cachemire a été divisé en trois au lendemain de l'éclatement de l'empire britannique des Indes en 1947, l'Inde contrôlant près de la moitié du territoire himalayen, le Pakistan un tiers et le reste revenant à la Chine.
New Delhi n'a pas révélé quel pourcentage du contingent indien, estimé par la presse indienne à un demi-million, déployé au Cachemire sera in fine concerné par ce retrait.
Une grève générale a été décrétée à Srinagar à l'appel d'un groupe cachemiri radical, qui exige des excuses de Singh pour les atrocités commises par les troupes indiennes dans la province. Les magasins ont baissé le rideau et les rues sont désertes.
Selon un policier, la fusillade a éclaté dans la capitale d'été du Jammu-et-Cachemire lorsque l'armée, prévenue par un informateur de l'infiltration de deux activistes mardi soir, a pris position aux abords d'un bâtiment délabré, un ancien hôtel dont la vue domine le terrain de cricket.
Après les premiers tirs, les militaires ont réussi à cerner les deux activistes, qui ont été abattus et appartiendraient à un groupe radical peu connu, Al-Mansooriyan.
Un très important dispositif de sécurité avait été mis en place dans les rues de Srinagar patrouillées par les forces de l'ordre en nombre à l'occasion de la première visite de deux jours au Cachemire du chef du gouvernement indien depuis son accession au pouvoir en mai.
L'an dernier, New Delhi et Islamabad avaient entamé un timide processus de rapprochement pour tenter de régler leur contentieux sur le Cachemire, où le conflit a fait depuis 15 ans des dizaines de milliers de morts.
Source : Reuters, 17 novembre 2004

09/08/04 -22 morts en une semaine
Des fusillades ont opposé des rebelles islamistes présumés aux forces de sécurité au Cachemire sous occupation indienne, faisant au moins 12 morts, ont annoncé des responsables samedi.
Des soldats indiens ont repéré vendredi soir deux hommes armés qui tentaient de s'infiltrer dans le village de Konibal, à une vingtaine de kilomètres au sud de Srinagar, la capitale d'été indien de Jammu-et-Cachemire. Les deux rebelles présumés ont été abattus. Deux soldats et deux policiers ont aussi morts.
Une autre fusillade a fait six morts dans le village de Goripara, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Srinagar. Parmi les décédés figurent trois rebelles présumés, deux soldats et une civile.
Au moins 22 personnes sont mortes cette semaine dans un regain de violence au Cachemire.
Source : AP, 7 août 2004
07/08/04 - Un militant islamiste supposé tue neuf soldats indiens
Un militant islamiste supposé a attaqué dans la nuit de mercredi à jeudi un camp paramilitaire dans la zone du Cachemire contrôlée par l'Inde avec des grenades et des armes à feu, tuant neuf soldats et en blessant quatre avant d'être tué par les forces gouvernementales, a annoncé la police.
Un civil a également été blessé dans l'attaque qui a eu lieu dans un quartier résidentiel de Srinagar, la capitale d'été de l'Etat du Jammu-et-Cachemire, a précisé V. D. Tokas, inspecteur général adjoint des Forces de police de la réserve centrale.
" Nous avons été pris par surprise", a déclaré M. Tokas à l'Associated Press. Le militant a lancé une grenade dans le camp avant d'y faire irruption et de tirer des coups de feu, a-t-il raconté.
L'agence de presse locale United News Service a rapporté qu'une personne non identifiée avait revendiqué l'attaque au nom de deux groupes islamistes basés au Pakistan, Al Madonna et Al Mansourain.
Des attaques-suicides de ce type dans les camps militaires sont une tactique fréquente des rebelles du Cachemire. Les forces de sécurité indiennes sont confrontées aux attaques d'une dizaine de groupes militants qui cherchent à obtenir l'indépendance du Cachemire ou son intégration au Pakistan voisin. Au moins 65.000 personnes, pour la plupart des civiles, sont mortes au cours d'un conflit qui dure depuis 14 ans.
Source : AP, 5 août 2004


08/07/04 - L'Inde a achevé la construction de son mur de séparation
Alors que la cour de justice internationale s'apprête à se prononcer sur le "mur" séparant Israël de la Cisjordanie, une controverse similaire couve au Cachemire où l'Inde a déroulé des centaines de kilomètres de barbelés pour empêcher des infiltrations de combattants venant du Pakistan.
Mais si Israël poursuit la construction de sa barrière de ciment sur fond d'échec du processus de paix avec les Palestiniens, l'Inde bénéficie d'un dégel de ses relations avec son voisin pakistanais.
New Delhi avait commencé la construction de la clôture dans la province divisée après une guerre locale avec des combattants soutenus par Islamabad en 1999. Mais les travaux avaient été stoppés par les échanges de tirs entre les deux rivaux nucléaires de part et d'autre de la Ligne de contrôle, la frontière de fait les séparant au Cachemire.
Les choses ont changé avec la conclusion d'un cessez-le-feu en novembre dernier et, depuis, l'Inde s'est dépêchée d'achever la barrière.
New Delhi affirme que sa sécurité va en être renforcée. L'Inde accuse le Pakistan de laisser des séparatistes gagner le Cachemire indien où une insurrection musulmane qui dure depuis quinze ans a fait des dizaines de milliers de morts.
" Une fois les infiltrations stoppées, nous pourrons en finir avec les militants au Cachemire en un rien de temps", affirme le capitaine indien Sachin de son poste de Sonapindi, à 3.350 m d'altitude, surplombant le Cachemire pakistanais.
La barrière, equipée de capteurs israéliens, comprend deux rangées de barbelés partiellement électrifiés et des mines. Elle court le long des 742 km de frontière contestée ainsi que sur les 230 km sur lesquels le Pakistan et l'Inde sont d'accord.
Islamabad a protesté contre la clôture, affirmant qu'elle viole des accords bilatéraux de 1949 et 1972.
" Rien ne justifie la construction d'une clôture qui crée tellement d'incompréhensions entre les deux pays", assure le porte-parole du ministère pakistanais des affaires étrangères Masood Khan.
L'organisation de guérilla islamique Hizbul Mujahedin accuse de son côté l'Inde de "tenter de convertir la ligne (de contrôle) en une frontière permanente".
Coté pakistanais de la ligne de démarcation, les villageois de la vallée du Neelum se plaignent que la barrière ne fasse qu'aggraver la séparation de familles.
" La clôture divise les foyers. C'est encore une injustice de l'Inde", déclare un habitant, Ameerudin Mughal.
Les deux pays revendiquent chacun l'intégralité du Cachemire depuis l'indépendance de 1947 mais en privé des responsables indiens disent souhaiter que la ligne de démarcation soit reconnue comme frontière officielle, laissant les deux tiers de la province sous le contrôle de New Delhi.
Tahir Mohiuddin, un analyste de Srinagar, coté indien, estime que si New Delhi paraît vouloir formaliser la frontière actuelle, le Pakistan, tout en soulevant des objections, a laissé achever la clôture à la faveur de la trêve.
Il attribue cette position aux pressions américaines pour faire cesser les infiltrations alors que les deux pays ont paru au bord d'une nouvelle guerre en 2002.
Mais un dirigeant séparatiste, Shabir Shah, estime que l'Inde ne devrait pas ajouter aux difficultés de milliers de familles séparées.
" Au moment où des murs de la haine comme celui de Berlin ont été abattus, l'Inde et Israël élèvent des barrières pour empêcher des frères de se retrouver", déplore-t-il.
Source : AFP, 7 juillet 2004

06/07/04 - L'incendie de la plus prestigieuse école musulmane déclenche l'émotion
La plus vieille école coranique du Cachemire sous occupation indienne a brûlé lundi 5 juillet, un geste présumé criminel qui a immédiatement déclenché une vive émotion, les habitants descendant dans les rues.
Un des plus anciens exemplaires au monde du Coran a également été détruit dans l'incendie du bâtiment, vieux de 105 ans, au centre de Srinagar. Il abritait en effet l'une des plus riches bibliothèques consacrées à l'islam, comptant 30 000 ouvrages, dont des trésors, parmi lesquels un manuscrit du Coran rédigé par Othman, troisième calife de l'islam. Tout a été détruit.
" Nous soupçonnons un acte criminel. Ca ne semble pas être un accident", a déclaré à l'Associated Press le responsable de la police Javed Ahmad.
La nouvelle a bouleversé Srinagar, où les gens sont descendus dans les rues et ont fermé boutique, alors que des centaines d'élèves du prestigieux établissement organisaient une marche de protestation.
Le lycée, qui compte aujourd'hui quelque 2.500 élèves, est dirigé par un fonds islamique dont le chef est Umar Farooq, plus haute autorité religieuse musulmane au Cachemire, et également un des dirigeants de la Conférence Hurriyat, organisation regroupant les mouvements séparatistes modérés de l'Etat. Son parti, le Comité d'action Awami, a appelé à la grève générale pour mardi.
Farooq est un modéré, pris pour cible ces derniers mois par des mouvements extrémistes. Son oncle a notamment été abattu le 29 mai dernier.
L'école était l'un des bastions de l'islam moderniste au Cachemire, dispensant des cours en anglais et des enseignements scientifiques. Elle a formé des générations de l'élite cachemirie, et employait même des enseignants hindous jusqu'en 1989, date du début de l'insurrection islamique au Cachemire, qui a depuis fait au moins 65.000 morts.
Source : AP, 5 juillet 2004

05/07/04 - 8 morts et 44 blessés
Une fusillade, une bombe à retardement cachée dans le chariot d'un marchand de fruits, ainsi que le jet d'une grenade en plein marché samedi au Cachemire ont fait huit morts et 44 blessés.
Le premier attentat a donné lieu à une très forte déflagration dans la principale artère de Srinagar, la capitale d'été de l'Etat du Jammu-Cachemire, tuant deux civils et faisant 21 blessés, selon la police.
Quelques heures plus tard, une grenade était lancée sur une patrouille qui a fait trois blessés parmi les militaires et 20 chez les civils dans un marché bondé de la localité d'Anantnag, située à 55 kilomètres de Srinagar, toujours selon le bilan de la police.
Par ailleurs, un accrochage a eu lieu entre l'armée indienne et des séparatistes présumés dans un village de montagne à 75 kilomètres de Srinagar, qui a fait six morts, trois de chaque côté, a annon
Source : AP, 3 juillet 2004


14/06/04 - Samedi sanglant
De nouvelles violences ont tué sept personnes et fait au moins 47 blessés samedi au Cachemire sous occupation indienne, selon la police.
Dans un restaurant populaire de Pahalgam, à 95km au sud-ouest de Srinagar, la capitale d'été du Jammu-et-Cachemire, l'explosion d'une grenade a entraîné celle d'une bonbonne de gaz. Deux touristes, dont une fillette de six ans, ont été tués, ainsi que les deux cuisiniers de l'établissement.
L'attentat a été revendiqué par un petit groupe peu connu, Al Nasireen.
Plus tôt dans la journée, 20 civils ont été blessés dans l'attaque à la grenade d'un véhicule de l'armée dans la ville frontalière de Handwara. Quatre des personnes touchées se trouvaient dans un état critique.
Par ailleurs, trois militants présumés ont été tués dans des combats à Jumagund, à 110km au nord de Srinagar, selon des responsables militaires ayant requis l'anonymat.
Source : AP, 12 juin 2004

24/05/04 - 28 policiers tués par le Hezb Ul Moujahidine
La résistance cachemirie a fait sauter un bus transportant des membres de la police des frontières au Cachemire sous occupation indienne, un attentat qui a fait au moins 28 morts et 15 blessés graves, moins de 24 heures après la prestation de serment du nouveau Premier ministre indien.
Cette opération est la plus importante de ces derniers temps au Cachemire, et le premier test pour Manmohan Singh, qui a promis de faire de la crise au Cachemire et des relations avec le Pakistan les priorités de son gouvernement.
La puissante explosion, sur l'autoroute reliant Srinagar et Jammu, villes principales de l'État du Jammu-et-Cachemire, a visé un convoi de la Force de sécurité des frontières, a précisé Neeraj Sharma, son porte-parole. Parmi les victimes, on compte 12 femmes et deux enfants, le bus transportant également les familles des soldats.
Selon une agence locale d'informations, l'attentat a été revendiqué par le Hezb Ul Moujahedine par un coup de téléphone anonyme à ses bureaux de Srinagar. Ce mouvement est le plus important de la dizaine de groupes luttant contre l'armée au Cachemire sous occupation indienne. Les combattants ont juré de poursuivre leurs attaques, en dépit de la reprise des pourparlers entre l'Inde et le Pakistan, qui se déchirent pour l'ancien royaume himalayen du Cachemire depuis l'indépendance et la partition de l'ancien Empire britannique des Indes.
En 14 ans, l'insurrection au Jammu-et-Cachemire, seul Etat à majorité musulmane de l'Inde, a fait plus de 65 000 morts.
Source : AP, 23 mai 2004

26/04/04 -
Le siège du Parti du Congrès attaqué à Srinagar
Des moujahidine cachemiris ont attaqué vendredi les bureaux du Parti du Congrès, principal parti d'opposition indien, dans la ville de Srinagar où les élections législatives auront lieu lundi.
Le Congrès fait partie de la coalition au pouvoir dans l'Etat de Jammu-et-Cachemire, appellation officielle de la partie indienne du Cachemire, dont Srinagar est la capitale d'été.
Au moins deux assaillants ont jeté des grenades et ouvert le feu pour tenter de prendre d'assaut le siège du parti fortement gardé et les forces de sécurité ont répliqué, rapportent la police et des témoins.
La fusillade a duré trois quarts d'heure et trois soldats et deux photographes ont été blessés, selon un responsable des forces paramilitaires indiennes.
La police a par ailleurs fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser une foule de quelque 2.000 personnes protestant contre la prochaine tenue du scrutin, que les organisations cachemiries ont appelé à boycotter.
Les élections législatives indiennes se déroulent en cinq étapes, étalées entre le 20 avril et le 10 mai, en raison des problèmes logistiques soulevés par l'immensité du pays et l'importance du corps électoral.
Source : Reuters, 23 avril 2004

21/04/04 - Les élections commencent mal
Les combattants cachemiris, opposés à toute participation aux élections législatives indiennes qui ont commencé mardi, sont passés à l'action. Un soldat de faction devant un bureau de vote à Baramula a été tué et 8 autres blessés. Une pluie battante avait rendu les rues désertes dans cette ville de garnison au premier jour des élections. Jusqu'à présent, il y a eu 11 attaques sur des bureaux de vote et des bâtiments militaires ainsi que sur des policiers et des soldats gardant l'entrée des bureaux de vote. Une bombe a explosé devant un bureau de vote près de Bandipore, blessant six personnes dont deux assesseurs. A Wanigam, à 435km au nord de Srinagar, la capitale d'été du Jammu-Kashmir, deux soldats ont été blessés par des coups de feu.
Source : AP, 20 avril 2004

10/04/04 -
Campagne pour le boycott des élections : 25 morts
Les mouvements de résistance cachemiris se sont engagés dans une campagne d'opérations visant à boycotter les élections législatives indiennes qui doivent avoir lieu au Cachemire en quatre étapes du 20 avril au 10 mai. Jeudi 8 avril a été une journée meurtrière. Un groupe de combattants a attaqué à la grenade un meeting électoral à Uri, près de la ligne de démarcation indo-pakistanaise. 9 personnes ont été tuées et 50 blessées. Parmi les blessés, deux ministres de l'État. Deux mouvements ont revendiqué l'opération : le Jamiat Al Mujahidine et le Mouvement Sauvons le Cachemire. Le même jour, dans le district de Kupwara, dans le Nord de l'État, plusieurs commandants d'un groupe de combattants du Jaish-e-Mohamed ont été tués lors d'un affrontement avec l'armée indienne. En tout, les affrontements ont fait seize morts.


27/03/04 -
Affrontement nocturne dans un village : 5 morts
Cinq personnes ont été tuées dans un affrontement nocturne, les forces gouvernementales ayant assiégé un village du Cachemire sous occupation indienne où étaient retranchés des moujahidine cachemiris, a annoncé la police vendredi. Deux soldats, deux combattants et un habitant ont été tués à Sonabrari, 75 km au sud de Srinagar, capitale d'été de l'Etat indien du Jammu-Cachemire.
Source : AP, 26 mars 2004


30/03/04 - Cachemire : Petit massacre ordinaire
Un nouveau petit massacre ordinaire de combattants cachemiris a eu lieu le jeudi 29 janvier à Kupwara, au nord de Srinagar, près de la "ligne de contrôle" indo-pakistanaise. Agissant sur renseignements, l'armée a encerclé une maison où se cachaient des militants. Ceux-ci ont, d'après l'armée, ouvert le feu et les soldats indiens ont répliqué, tuant cinq militants et un sixième, non-identifié, qui pourrait n'avoir été qu'un passant. Le même jour, le ministre indien de la défense George Fernandes avait exclu de répondre positivement à la demande des responsables religieux liés à l'Alliance Hurriyat que l'Inde déclare un cessez-le-feu unilatéral dans la guerre contre les guérillas cachemiries. Les actes de ses hommes à Kupwara montrent qu'il ne plaisantait pas.
Source : AP, 30 janvier 2004

 

07/02/04 - Un chef guérillero tué


Rafiq Ledri, qui dirigeait le groupe des Moujahidine d'Omar, a été tué par les forces d'occupation indiennes jeudi 5 février à Srinagar, où il se cachait, selon le chef de la police indienne dans la capitale du Jammu-Cachemire.
Source : die Tageszeitung, 7 février 2004

 

Jour du Cachemire


Le Jour du Cachemire (Yaum-e-Yakjehati Kashmir), jeudi 5 février, a été l'occasion de rassemblements et de manifestations dans toute le Pakistan en soutien à la cause du Cachemire sous occupation indienne. Dans le Jammu-Cachemire même, 9 guérilleros et un officier indien ont été tués dans un affrontement à Kupwara. 5 autres combattants ont été abattus par l'armée d'occupation. Selon les autorités indiennes, le bilan total de la journée a été de 23 morts.

 

06/02/04 - 4 soldats indiens tués
4 soldats indiens ont été tués et quatre autres blessés jeudi 5 février lorsque le camion qui les transportait a sauté sur une mine à Mattan, à 40 miles au sud de Srinagar, la capitale d'été du Jammu-Cachemire. L'attaque a été attribuée aux "terroristes", c'est-à -dire aux guérilleros cachemiris, qui ne respectent pas le cessez-le-feu établi le 26 novembre dernier entre l'Inde et le Pakistan, mais par lequel ils ne s'estiment pas liés.
Source : http://news.scotsman.com/, 5 février 2004

 

24/01/04 - Premières rencontres indo-cachemiries
5 dirigeants de Hurriyat (Liberté), une alliance de partis poltiques cachemiris qualifiés par les médias internationaux de "séparatistes" mais de fait non engagés dans la lutte de libération du Cachemire, ont rencontré jeudi et vendredi à  New Delhi le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur indien, Lal Krishna Advani puis le Premier ministre, Atal Behari Vajpayee. Ils ont décidé de se revoir en mars prochain après avoir déclaré que la "violence devait cesser". Advani a aussi promis que New Delhi examinerait les demandes de libération de détenus cachemiris, tandis que les Cachemiris laissaient entendre que les pourparlers pourraient déboucher sur un cessez-le-feu. Le problème, c'est que ces dirigeants n'ont aucune influence sur les combattants de la résistance cachemirie, que ce soit ceux qui se battent pour l'indépendance ou ceux qui se battent pour le rattachement au Pakistan. Et au sein même de l'alliance Hurriyat, une scission s'est faite en septembre dernier entre "modérés" et "extrémistes". Ces derniers, partisans du rattachement au Pakistan, ont déclaré par la voix de leur leader Syed Ali Geelani que "rien n'est sorti de ces discussions", qualifiés d'"échec total". Geelani a également défendu le droit à  une résistance violente contre l'Inde des guérilleros cachemiris. "Ils poursuivent une guerre sainte pour libérer la région de l'occupation indienne", a-t-il dit.  Il a jugé improbable que les militants cessent leur lutte tant que l'Inde n'aura pas accepté les revendications d'indépendance ou de rattachement du Cachemire indien au Pakistan. Il a cependant ajouté que "ce serait un grand soulagement si les soldats indiens cessaient leurs atrocités".
Un autre dirigeant cachemiri, qui n'appartient pas à  la Hurriyat, Shabir Shah, a critiqué les "modérés" pour s'être "précipités dans un dialogue" avec l'Inde au lieu de parvenir à  un consensus préalable de tous les groupes militants cachemiris. Mais lui aussi a estimé que "pour que les pourparlers progressent, les soldats indiens doivent cesser les atrocités au Cachemire". Un analyste indien influent, Brahma Chellaney, a expliqué que l'ouverture de discussions s'inscrivait dans le contexte d'une baisse de la tension avec le Pakistan, avec lequel l'Inde a conclu un cessez-le-feu fin 2003. Mais "la Hurriyat est un groupement formé de gens non élus représentant des intérêts divergents et la plupart de ses dirigeants sont en bisbille les uns avec les autres", a-t-il souligné.
Source : AFP, 23 janvier 2004