Une profanation de plus !
Après les crimes de guerre
de Mazar-i-sherif, les massacres de Kunduz et les familles décimées
par les bombardements aveugles, les occupants brûlent maintenant
leurs prisonniers en place publique.
Les autorités afghanes et américaines
s'inquiètent de la découverte d'un Abou Ghraïb afghan
KABOUL (AP) - Il pourrait s'agir de l'Abou Ghraïb
afghan. Des soldats américains ont été filmés
en train de brûler les corps de deux talibans présumés,
un sacrilège pour l'islam. La vidéo a été
diffusée mercredi à la télévision australienne
et provoque le scandale en Afghanistan, où autorités afghanes
et américaines craignaient jeudi une nouvelle poussée
de violence antiaméricaine.
Le président Hamid Karzaï a condamné
la profanation et ordonné l'ouverture d'une enquête. Le
commandant des troupes américaines en Afghanistan, qui a lancé
sa propre enquête, a déclaré que l'acte, s'il était
vrai, était "répugnant".
Cette accusation est "très sérieuse"
et "très troublante", a déclaré Sean
McCormack, le porte parole du département d'Etat, qui a demandé
à ses ambassades dans le monde d'informer les gouvernements que
la profanation prétendue "ne reflétait pas les valeurs
américaines".
L'incinération des corps est interdite par l'Islam,
et un leader musulman afghan a comparé les conséquences
de la vidéo à celles des photographies de soldats américains
humiliant et maltraitant des Irakiens à la prison d'Abou Ghraïb.
"Abou Ghraïb a détruit la réputation
des Américains en Irak et pour moi cela est encore pire",
a jugé Faiz Mohammed, un haut responsable religieux de la province
de Kunduz (nord). "Ceci est dirigé contre l'islam. Les Afghans
seront choqués par cette nouvelle. C'est si humiliant. Il y aura
des conséquences très, très dangereuses."
La télévision australienne SBS a diffusé
mercredi soir la vidéo, qui montre des soldats en train de brûler
les corps de deux talibans présumés afin de narguer les
habitants des alentours dans le district de Shah Wali Kot (sud), une
région considérée comme dangereuse, où les
combattants rebelles sont très actifs.
Selon SBS, la vidéo a été tournée
par un journaliste indépendant, Stephen Dupont. Le reporter a
affirmé à l'Associated Press qu'il était embarqué
avec la 173e brigade aéroportée de l'armée américaine,
et que la profanation a eu lieu le 1er octobre.
Les soldats d'une unité des opérations
psychologiques ont ensuite diffusé des messages railleurs en
direction du village, soupçonné d'abriter des combattants
talibans, a déclaré Stephen Dupont sur SBS.
"Ils voulaient délibérément
insuffler assez de haine aux talibans pour qu'ils les attaquent... c'est
la seule manière dont (les soldats) peuvent les trouver",
a affirmé le journaliste.
"Talibans, vous êtes tous des chiens lâches.
Vous avez permis que vos combattants soient couchés vers l'ouest
et brûlés. Vous avez trop peur de descendre et récupérer
leurs corps", dit l'un des messages non diffusés, mais dont
une transcription a été fournie par SBS. Dans un autre
message, les talibans sont désignés comme "des fillettes"
et "une honte pour la religion musulmane".
Stephen Dupont a affirmé que les messages ont
été diffusés dans le dialecte local, mais que les
soldats de l'unité les ont traduits en anglais pour lui.
Les échos d'une profanation du Coran à
la prison de Guantanamo (Cuba), dévoilée en mai dernier
par "Newsweek", avaient déclenché des émeutes
en Afghanistan. L'hebdomadaire américain était revenu
par la suite sur ses déclarations. AP
L'OTAN va porter ses effectifs
à 15 000 hommes
L'OTAN va porter jusqu'à 15 000 soldats ses effectifs en Afghanistan,
actuellement de 10 000 hommes, en prévision de l'expansion de
ses opérations dans le sud du pays, a affirmé jeudi à
Kaboul le secrétaire général de l'Alliance atlantique,
Jaap de Hoop Scheffer.
L'extension de la Force internationale d'assistance à la sécurité
(Isaf), sous commandement de l'OTAN depuis août 2003, "va
évidemment entraîner l'arrivée de plusieurs milliers
de soldats supplémentaires", a déclaré à
la presse le secrétaire général de l'OTAN.
"Je ne peux pas vous donner le chiffre exact, mais vous pouvez
dire que ce sera bien plus de 10.000, jusqu'à 15.000", a-t-il
ajouté à l'issue d'un entretien avec le président
afghan Hamid Karzaï, en référence au chiffre global
des troupes qui seront déployées.
Cette extension de la mission de l'Isaf compenserait un désengagement
partiel des Etats-Unis qui fournissent 90% des effectifs (20.000 hommes)
de la coalition internationale engagée depuis octobre 2001 l'opération
Enduring Freedom (Liberté immuable), désormais concentrée
dans le sud et l'est du pays où les militants de l'ancien régime
des talibans restent très actifs.
Arrivée en Afghanistan en décembre 2001 pour assurer la
sécurité à Kaboul et ses environs, l'Isaf a étendu
ses opérations dans le nord du pays en 2004, puis dans l'ouest
cette année. Elle compte actuellement quelque 10.500 militaires,
provenant d'une trentaine de pays.
Quelque 2.000 d'entre eux sont arrivés en renfort pour les élections
parlementaires du 18 septembre et devraient quitter l'Afghanistan à
la fin du mois, ramenant les effectifs de l'Isaf à environ 8.500.
Cette progression de l'Isaf se fait essentiellement par la création
d'Equipes de reconstruction provinciales (PRT), mêlant des activités
civiles et militaires, dont une vingtaine sont déployées
en Afghanistan.
Un débat est actuellement engagé au sein de la communauté
internationale sur la possibilité de fusionner les deux commandements
militaires, celui de la coalition internationale dirigée par
les Etats-Unis et celui de l'Isaf.
En visite à Paris mardi, le président Karzaï s'était
prononcé pour un "commandement uni" des forces étrangères
engagées dans son pays, alors que Paris y est opposé pour
des "raisons techniques".
"Le problème n'est pas politique, c'est vraiment un problème
technique qui est que ces missions ont des objectifs différents
et qu'elles ont des moyens d'action différents", avait indiqué
mardi un porte-parole du ministère français des Affaires
étrangères.
La France et d'autres membres de l'OTAN comme l'Allemagne, l'Espagne,
la Belgique ou la Turquie, s'affirment de préférence favorables
à plus de "synergies" entre les deux forces et résistent
à toute confusion des rôles.
Pour son extension au sud, l'Isaf devrait nécessiter l'envoi
de quelque 6.000 hommes supplémentaires, estimait jeudi selon
un responsable de l'OTAN à Bruxelles.
Dans ce schéma de redéploiement, il est prévu que
la France et la Turquie prennent en charge le secteur de Kaboul et ses
environs, tandis que Grande-Bretagne, Canada et Pays-Bas s'occuperaient
du Sud. L'Allemagne resterait dans le Nord et l'Italie et l'Espagne
dans l'Ouest.
Ce débat, qui dure depuis des mois, n'a pas encore été
véritablement tranché, mais l'option la plus généralement
évoquée serait d'instaurer un commandement unique, tout
en conservant deux missions distinctes.
"Au bout du compte, on aura une opération, dans un pays,
conduite par l'OTAN", a estimé jeudi le secrétaire
général de l'Alliance atlantique.
"Mais nous n'y sommes pas encore, pour le moment nous avons une
opération de l'Isaf et pour le moment nous avons une opération
Enduring Freedom de la coalition", a-t-il toutefois souligné.
Source : AFP, 6 octobre 2005
29/01/05
- Nomination d'un nouveau commandant des forces US
Le général Karl Eikenberry, un vétéran d'Afghanistan,
a été désigné pour succéder au général
David Barno à la tête du contingent américain en
Afghanistan, a annoncé hier un porte-parole militaire américain.
La nomination officielle du général Eikenberry doit «
encore être confirmée par le Sénat » américain,
a précisé le porte-parole, le major Mark McCann. Le général
Eikenberry, qui a servi en Afghanistan de septembre 2002 à septembre
2003 à la tête du bureau de coopération militaire,
recevra à cette occasion sa troisième étoile de
général, a-t-il ajouté. Actuellement directeur
des études stratégiques au commandement régional
du Pacifique, à Hawaï, le général Eikenberry
avait notamment participé à Kaboul à la mise en
place des premiers éléments de l'armée nationale
afghane (ANA).
Source : L'Orient-Le Jour, 28 janvier 2005
28/01/05
- Un soldat afghan tue cinq autres recrues dans une base US
Un soldat afghan a tué cinq autres militaires afghans jeudi dans
une base US du sud de l'Afghanistan avant d'être lui-même
abattu, a annoncé l'armée américaine.
"Un soldat de l'armée nationale afghane a ouvert le feu
dans une base de la coalition de la province d'Helmand (sud), tôt
ce matin, tuant cinq soldats de l'armée afghane et en blessant
six autres", précise l'armée US dans un communiqué.
Un autre soldat de l'armée afghane a ensuite tiré sur
l'agresseur, qui a été tué, a indiqué encore
l'armée en ajoutant qu'aucun soldat de la coalition sous commandement
US n'avait été blessé.
Les six soldats blessés ont été admis dans un hôpital
militaire US, situé dans la province voisine de Kandahar, frontalière
du Pakistan.
"Nous n'avons pas d'informations à ce stade sur leur état",
a indiqué un porte-parole de l'armée US joint par téléphone,
le commandant Mark MacCann.
Le soldat qui a tiré sur ses compagnons achevait une garde. "Une
enquête sera menée pour déterminer les circonstances
de ce malheureux et regrettable incident mais rien n'indique que cette
attaque est le fait de milices anti-coalition", ajoute le communiqué.
Quelque 18.000 soldats d'une coalition internationale sous commandement
US sont déployés en Afghanistan pour "lutter contre
le terrorisme".
Cette coalition assure également la formation de la nouvelle
armée afghane, et des soldats afghans sont souvent déployés
sur le terrain avec des US.
La coalition a indiqué qu'aucune information n'était pour
l'instant disponible sur les "motivations" du soldat.
La province d'Helmand, comme celle de Kandahar, est une de celle où
les militants de l'ex-régime des talibans sont encore actifs.
Ces combattants agissent essentiellement par le biais d'embuscades tendues
contre les forces US et l'armée régulière afghane,
ou en déclenchant des engins explosifs commandés à
distance au passage des convois militaires.
Les violences liées aux talibans ou apparentés ont fait
au moins 27 morts depuis le début de l'année en Afghanistan.
Source : AFP, 27 janvier 2005
27/01/05
- L'unique rabbin d'Afghanistan est mort, laissant un seul juif à
Kaboul
L'unique rabbin d'Afghanistan, qui aurait partagé la religion
juive avec un seul habitant de Kaboul, est mort de vieillesse et de
diabète la semaine dernière, a annoncé hier ce
dernier à l'AFP. « Sa famille à Tel-Aviv a approché
notre délégation sur place pour lui demander s'il était
possible de transporter le corps », a pour sa part indiqué
Jessica Barry, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge
(CICR) en Afghanistan. Le CICR, a-t-elle précisé, organise
souvent ce type de transport lorsqu'il n'existe pas de mission diplomatique
sur place, comme c'est le cas en Afghanistan, qui n'entretient pas de
relations diplomatiques avec Israël.
Ishaq Levin et Zebulon Simentov âgé de 45 ans et
spécialisé dans le commerce d'antiquités
vivaient tous deux dans la petite synagogue de Kaboul, mais leurs relations
étaient plutôt inamicales. Les deux hommes font partie
des rares juifs restés dans le pays après la création
de l'État d'Israël (1948) puis l'invasion soviétique
(1979-1989) et enfin sous le régime des talibans (1996-2001).
Ils étaient les deux seuls juifs connus de Kaboul.
Source : L'Orient-Le Jour, 26 janvier 2005
22/01/05
- Abdurrachid Dostom, le seigneur de Sheberghan, échappe à
la mort
Le plus cruel et sanguinaire seigneurs de guerre afghans, l’Ouzbek
Abdurrachid Dostom, a échappé jeudi 20 janvier à
la mort, dans sa ville-fief de Sheberghan, dans la province de Djawzjan.
Il sortait de la mosquée (où on se demande ce que ce criminel
de guerre allait faire) lorsqu’il a été approché
par un homme déguisé en mendiant. repoussé par
les gardes du corps de Dostom, l’homme a alors actionné
le détonateur de la charge explosive qu’il portait sur
son corps. 20 personnes ont été blessées, dont
six grièvement, et parmi elles deux des gardes du corps de l’Ouzbek.
D’après la BBC, les Talibans ont revendiqué l’opération.
Dostom, une fois de plus, échappe à la mort, qui est la
seule peine qui puisse être prononcée à son égard,
vu le nombre très important de crimes qu’il a sur la conscience,
depuis l’époque où il était “héros
de l’Afghanistan” soviétisé. Voici une petite
biographie de Dostom.
Le
chef des “glam jam”
Né en 1954 à Khawja Dokoh, petit village de la province
de Djawzjan, Abdurrachid Dostom est issu d’une famille de paysans
pauvres, Il travailla sur les champs de gaz naturel de Sheberghan (province
de Djawzjan), Revenu d’un séjour en Union soviétique,
il intègre le ministère de la sécurité intérieure
et se voit confier l’unité 374 basée dans la province
de Djawzjan.
C’est à la tête de cette milice composée de
combattants ouzbeks financés par le gouvernement communiste,
qui avait décidé de s’appuyer sur les divisions
ethniques pour combattre la résistance, qu’Abdurrachid
Dostom s’est fait connaître. Il mit sur pied une force efficace
et relativement disciplinée de 20 00 hommes qui fut envoyée
par le président Nadjiboullah sur tous les points chauds du pays.
Il intégra le comité central du parti communiste et se
vit conférer le titre honorifique de "Héros de la
république d’Afghanistan".
En avril 1992, alors que la chute du régime communiste était
inéluctable, Dostom apporta son soutien au commandant Massoud,
qui put ainsi entrer le premier dans Kaboul au nez et à la barbe
de Gulbuddin Hekmatyar, son rival de toujours.
Dans Kaboul libéré, les hommes de Dostom furent très
rapidement affublés du surnom de glam jam, littéralement
"voleurs de tapis", en raison de leur tendance prononcée
à se payer sur l’habitant. La présence d’anciens
miliciens communistes fournit à Hekmatyar le prétexte
pour attaquer la capitale. Néanmoins, les deux hommes s’allièrent
pour attaquer Massoud le 1er janvier 1994. Dostom attaqua aussi Massoud
dans le nord du pays où il avait créé un véritable
micro-État pourvu d’une compagnie aérienne (Balkh
airways) et de la capacité de frapper la monnaie.
La trahison de son second, le général Abdoul Malik, le
força à quitter l’Afghanistan en 1997. Il tenta
un retour l’année suivante avant d’être définitivement
chassé par les Talibans auxquels il avait pourtant apporté
son aide pour la remise en état d’un semblant d’aviation
militaire. Ce n’est qu’en avril 2001 qu’il revint
en Afghanistan, dans le Panshir plus précisément, pour
demander au commandant Massoud l’autorisation de reprendre la
lutte avec son soutien militaire. Il s’installa dans le district
de Zari, à l’ouest de Mazâr-e Sharif. Mais, dépourvu
de moyens et sans soutien populaire fort, il ne fut pas capable de peser
militairement jusqu’à l’intervention US qui lui rendit
son lustre d’antan, même si son image dans la presse internationale
a été écornée par la découverte en
2002 d’un charnier renfermant les corps de prisonniers Talibans
dont il avait la responsabilité. On découvrira plus tard
que ces prisonniers avaient été enfermés par centaines
dans des containers métalliques en plein soleil à Mazar-ê
Sharif et laissés mourir étouffés. Les agonisants
furent achevés au fusil-mitrailleur.
Depuis la chute des Talibans, Dostom s’oppose à Ostâd
Atta, son rival tadjik du Djamiat-e Islami, pour le contrôle politique,
administratif, économique et militaire des provinces du nord
de l’Afghanistan. Mis à l’écart du gouvernement
constitué par Hamid Karzaï en décembre dernier, Dostom
doit maintenant faire face à une opération de désarmement
des milices armées initiée par le nouveau maître
de Kaboul. Il ne va sans doute pas se laisser faire. Même affaibli,
il peut faire encore beaucoup de dégâts.
Source : http://www.bassirat.net
Ces
chiffres terribles qui disent tout
La situation réelle de l’Afghanistan “libéré”
est résumée par ces quelques chiffres :
- un enfant afghan sur quatre meurt avant l’âge de 5 ans,
ce qui donne un pourcentage de 25%, contre moins de 3% dans la plupart
des pays occidentaux.
- 1 600 femmes sur 100 000 meurent en accouchant, soit 100 fois plus
qu’en Grande-Bretagne; dans certaines régions, la mortalité
maternelle atteint 6%, soit 6 000 femmes sur 100 000. En cause : l’absence
de médecins, de sages-femmes et d’hôpitaux.
- pour 26 millions d’habitants, il y a 900 cliniques disposant
d’une structure d’obstétrique; les “généreux
parrains” US refusant de financer l’avortement, les structures
pratiquant l’avortement doivent se contenter de subventions européennes.
Quant à la contraception, elle n’est pas accessible à
la majorité des femmes, qui habitent trop loin des centres de
santé pour pouvoir s’y rendre.
- L’argent US prévu pour le secteur de la santé
a été détourné avant les élections
vers la construction de routes
Source : Pak Tribune, 21 janvier 2005
14/01/05
- Mais ils n'ont qu'à financier leurs élections avec l'opium
!
Karzaï et sa bande de corrompus ne manquent pas d'air. Après
le "succès" foudroyant de l'élection présidentielle
du 9 octobre - à laquelle ont même paricipé 850
000 des 3 millions et demi de réfugiés en Iran et au Pakistan
-, ils vont remettre ça du 21 avril au 21 mai, avec des élections
législatives qui complèteront el dispositiif "démocratique".
il faut dire, qu'en matière de "démocratie",
le "nouvel" Afghanistan se pose un peu là : on compte
désormais pas moins de 50 partis dans le pays. il faut dire qu'il
est facile de créer un parti en Afghanistan, le pays des douze
tribus : il suffit qu'un chef de clan claque des doigts et tous les
membres du clan se rangeront derière lui. Karzaï, disions-nous,
ne manque pas d'air : selon Jean Arnault, le représentant personnel
de Kofi Annan pour l'Afghanistan, le gouvernement de Kaboul estime que
ces élections lui coûteront entre 120 et 150 millions de
$ , et il demande cette somme aux donateurs internationaus, entendez
les "pays amis". C'est réellement incroyable : la prochaine
récolte de pavot, qui devrait donner 5 000 tonnes d'opium, rapportera
aux grands commerçants, les barons du commerce d'opium, d'héroïne
et de morphine, la coquette somme de 3 milliards de dollars. Si l'on
évalue les commissions touchées par Karzaï et sa
bande sur ce pactole à 10%, cela fait 300 millions de dollars.
Pourquoi n'utilisent-ils donc pas cet argent pour financer leurs élections
"démocratiques". Ils préfèrent le stocker
au Luxembourg, en Suisse et aux Bahamas, en prévision du jour
où ils reprendront le chemin de l'exil ? Mais non,voyons, vous
n'y êtes pas du tout. Karzaï vient de déclarer sans
rire, le 7 décembre, que les priorités de son gouvernement
étaient le" "combat contre le trafic de drogue"
et contre les "seigneurs de guerre" C'est ce que disent aussi
les généraux colombiens ou thaïlandais, les policiers
mexicains et marocains...
Le
pénitentier de Mazar-i-Sharif transformé en bordel
Les femmes détenues à la prison de Mazar-i-Sharif vivent
un enfer : les gardiens , pratiquement pas payés, les livrent
aux appétits de clients affamés de chaîr fraîche,
qui viennent régulièrement les violer à l'intérieur
même de la prison. La Commission afghane des droits de l'homme
enquête. On dit que les femmes sont enchaînées dans
leurs cellules. bref, l'horreur. Vive la démocratie ! Vive BHL
!
|